A Saint-Denis, une employée municipale, mère d'une enfant handicapée, entame une grève de la faim

Publié le par Aulnay Populaire (93)

A Saint-Denis, une employée municipale, mère d'une enfant handicapée, entame une grève de la faim

Une mère de famille et employée municipale de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a entamé une grève de la faim, ce lundi 11 janvier 2021, devant la mairie. Elle attend d'être reçue.

Lynda Fekiri s’est installée, ce lundi 11 janvier 2021, au pied de la mairie de Saint-Denis(Seine-Saint-Denis) et elle a commencé une grève de la faim, depuis 9h30. Cette mère de famille de trois enfants, dont une lourdement handicapée, est employée municipale à la mairie de Saint-Denis depuis plusieurs années. 

Difficultés pour travailler

Assise sur sa chaise devant la mairie, elle souhaite alerter sur la difficulté des parents d’enfants en situation de handicap pour travailler. « Nous devons avoir des horaires aménagés pour pouvoir emmener nos enfants à des rendez-vous médicaux ou dans des structures spécialisées, ce n’est pas anodin », déclare Lynda Fekiri à Actu Seine-Saint-Denis.

Et un emploi avec des horaires aménagés, Lynda en avait un. Elle était agent municipale en tant que garde de l’espace public, sous l’ancienne municipalité. « C’était très difficile de tenir avec le rythme, j’étais très fatiguée mais je tenais tant bien que mal ».

Burn-out

Lynda Fekiri arrivait à s’arranger avec des collègues pour ne plus travailler le week-end et pour avoir un mercredi sur deux de repos pour s’occuper de ses enfants qu’elle élève seule. Mais tout cela n’a tenu qu’un temps. Après des mois de souffrance, la mère de famille a fait un burn-out suite à du « harcèlement » sur son lieu de travail.

« J’ai dénoncé cette situation à plusieurs reprises. Tout le monde savait que j’étais harcelée par mon chef. De nombreuses fois le ton est monté, on m’a même traité de menteuse », confie Lynda Fekiri encore très affectée.

Fin de contrat en décembre

Quelques mois plus tard, en décembre 2020, la jeune femme est mise en fin de contrat car elle n’avait pas le concours nécessaire. L’ancienne municipalité lui a alors proposé un contrat pour être agent d’entretien dans les écoles. Un emploi qu’elle juge impossible avec l’emploi du temps de sa fille handicapée.

 « En qualité de contractuelle, elle a pu postuler sur un autre emploi disponible avec des horaires de bureau mais qui n’étaient pas adaptables à la hauteur de ses attentes », explique de son côté la municipalité. Elle a refusé ce contrat, depuis elle attend des nouvelles.

Mathieu Hanotin nous a promis monts et merveille pendant la campagne électorale. Il a écrit un courrier à Laurent Russier en disant que c'était inadmissible mais depuis qu'il est maire, il ne s'est rien passé. Je n'ai vu personne depuis les élections

Lynda Fekiri

Toujours dans l’attente

De son côté, la municipalité indique que Lynda Fekiri s’est entretenue avec la directrice générale des services et par la DRH en décembre. « Elle a bénéficié par ailleurs de nombreux échanges directs avec la 1ère adjointe au Maire », précise-t-elle avant d’ajouter : « Cette habitante est accompagnée sur deux aspects : le développement et le soutien à son association pour l’inclusion des personnes en situation de handicap et l’accueil de sa fille en périscolaire avec le financement d’une AESH dédiée. »

Cette mère de 50 ans attend d’être reçue par le maire de Saint-Denis, en attendant elle continue sa grève de la faim. « J’attends une proposition d’emploi qui me convient et qui correspond à mes besoins. On en a marre d’être rejeté. Cette société m’a tué, je suis déjà morte alors je peux aller jusqu’à la mort avec cette grève », conclue Lynda Fekiri.

Article dans actuSeine Saint Denis

 

 

Publié dans Prévention Santé, Social

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