Fonction publique hospitalière : toutes les raisons d'agir les 9 octobre avec le PCF

Publié le par Aulnay Populaire (93)

Fonction publique hospitalière : toutes les raisons d'agir les 9 octobre avec le PCF
L'INSEE vient de révéler que les salaires dans la fonction publique hospitalière étaient en berne !
 
Le salaire net moyen dans la fonction publique hospitalière a diminué de 1 % en euros constants, en 2018, comparé à 2017, après quatre ans consécutifs de hausse, selon des chiffres de l’Insee publiés mercredi. Cette moyenne prend en compte tous les salariés des hôpitaux et des établissements médico-sociaux. 

En 2018, un agent de la fonction publique hospitalière (FPH) percevait en moyenne 2 308 euros net par mois en équivalent temps plein.

La question des salaires des personnels hospitaliers sera donc au coeur de la journée d'action du 9 octobre initiée par le parti communiste, tout comme la question de l'emploi. Tout cela urge ! 

En effet le nombre de malades atteints du Covid-19, augmente. Cette situation était prévisible car avec le "déconfinement" le besoin de lits supplémentaires était évident. Mais rien n’a été prévu et les capacités hospitalières sont revenues au niveau d’avant le pic de l’épidémie, voire, dans certains établissements, inférieures. 

Les meilleurs exemples sont le CHU de Besançon qui annonce la fermeture de 28 lits, et celui de Lyon Sud où sont annoncés des fermetures de lits ou encore celui du Vinatier !

Le cas de Besançon est terrible ! Le justificatif pour fermer des lits serait du au fait que la direction n'arriverait pas à recruter des infirmières !

Pourtant depuis plus d’un an, le mouvement des hospitaliers a posé comme premières revendications la nécessité d’embauches massives pour soulager le travail du personnel présent, arrêter de fermer des lits et en ouvrir pour pouvoir répondre aux besoins. 

Pendant les quatre mois de répit laissés par le coronavirus, rien n’a été fait : aucune embauche et aucune ouverture de lits en prévision de l’automne et de l’hiver, périodes habituelles de tension dans les hôpitaux depuis plusieurs années avec le déclenchement, chaque année, de plans blancs locaux.

Le problème actuel est bien que nos hôpitaux ne sont pas en capacité de gérer à la fois le flux de patients habituels et les malades atteints du Covid-19 qui occupent aujourd’hui environ 20 % des lits de réanimation au niveau national. 

Si les hospitaliers avaient été entendus, quand ils réclamaient le maintien d’un nombre de lits, notamment de réanimation, supérieur à celui du mois de février, nous ne serions pas dans cette situation de perte de confiance de la population vis-à-vis de mesures imposées autoritairement par le ministre Véran qui devrait changer de logiciel et écouter les personnels de terrain qu'il refuse de recevoir comme lors de son passage à Marseille. 

Il semble plus important pour le ministre de parader devant les journalistes, plutôt que de se préoccuper de donner les moyens à l’hôpital de fonctionner. 

Il n’y a aujourd’hui qu’une seule solution face à l’urgence : non pas faire appel à des « renforts » qui n’existent pas, mais mettre en œuvre immédiatement un plan d’embauches et de formation massif. Depuis 2 ans les communistes réclament un plan d'urgence de 100 000 emplois dans les hôpitaux publics.

Oui vraiment, l'argent doit aller à l'emploi, à la santé, aux hôpitaux et aux salaires et non au capital comme le font Macron, Castex et Véran !

C'est ce que les hospitaliers mettrons au centre du 9 octobre à l'occasion de la journée d'action des communistes pour la sécurisation de l'emploi, de la formation et des revenus !

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