Être enfant et dormir à la rue ou en habitat précaire : une réalité toujours inacceptable

Publié le par Aulnay Populaire (93)

Être enfant et dormir à la rue ou en habitat précaire : une réalité toujours inacceptable

  
 

Être enfant et dormir à la rue ou en habitat précaire : une réalité toujours inacceptable
Dans la nuit du 1er au 2 septembre, soit la nuit précédant la rentrée scolaire, plus d'un millier d’enfants dont la famille avait sollicité le numéro d’appel d’urgence 115 pour une demande d’hébergement cette nuit-là ont été contraints de dormir à la rue ou dans des abris de fortune. 

Parmi les 5 527 personnes en famille ayant exprimé une demande d’hébergement, 2 925 n’ont pas été hébergées faute de places dans les structures d’hébergement d’urgence et d’accès aux logements sociaux. Parmi elles, 1 483 étaient des enfants de moins de 18 ans. 

L’ouverture de places d’hébergement supplémentaires depuis le début de l’épidémie de Covid-19 ne permet toujours pas de répondre à l’ensemble des besoins : 
- Hors Paris, le nombre de personnes en familles dont les demandes d’hébergement ne reçoivent pas de réponse positive a diminué de 31% par rapport à l’année dernière du fait notamment de ces ouvertures de places pendant le confinement. Mais le taux de refus pour absence de places pour les personnes en famille reste de 44% : 1 696 personnes en famille n’ont pas été hébergées. De plus, ce taux de refus augmente à nouveau depuis quelques semaines. 
- A Paris, le nombre de demandes d’hébergement non pourvues pour les personnes en famille a baissé de 13 % par rapport à la même période en 2019 mais sur les 1 324 personnes en famille ayant sollicité le 115 la nuit du 1er septembre, 1 229 d’entre elles, soit 93 %, n’ont pas pu être hébergées. 
- De plus, ces chiffres ne permettent pas de mettre en lumière la situation spécifique des mineurs non accompagnés (MNA) dont la minorité est souvent remise en cause, justifiant leur abandon de la part de l’Etat. Ils ne prennent pas non plus en compte les familles vivant en bidonville, squats, et plus généralement l’ensemble des familles n’ayant pas recours au 115, alors même qu’elles n’ont pas d’hébergement. 
- La situation est identique dans plusieurs autres départements où la situation de l’hébergement est particulièrement tendue, et où quasiment aucune place d’hébergement n’a pu être proposée aux personnes en famille cette nuit-là. 

Paradoxalement, le fait d’être en famille peut devenir un obstacle à la mise à l’abri en raison du manque de places d’hébergement compatibles avec la composition familiale… et quand un hébergement est disponible, les familles sont parfois contraintes de se séparer pour y passer la nuit. (lire la suite au lien ci-dessous)
 


Fédération des acteurs de la solidarité - Communiqué complet - 2020-09-21 
 

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