Une rentrée comme les précédentes avec son lot de classe surchargée

Publié le par Aulnay Populaire (93)

Courrier de Bruno Beschizza à l'Éducation nationale

Courrier de Bruno Beschizza à l'Éducation nationale

Le courrier de Bruno Beschizza adressé à l'Education nationale, ne vise qu'un seul groupe scolaire celui de l'école du Bourg, pour l'ouverture d'une classe supplémentaire, force et de constater qu'il n'a pour le moment aucun effet. De plus, pourquoi ne pas se pencher sur la situation de l'ensemble des groupes scolaires de notre commune ? Car la réalité est connu de tous, les classes sont trop surchargées.

Par ailleurs, le 31 mai, Blanquer déclarait que si le virus circulait toujours à la rentrée, il y aurait toujours la règle des groupes restreints. Encore une fois, il a menti. Covid ou pas, la rentrée et comme les précédentes avec des classes surchargées, des fermetures de classes, d’absences d’enseignants non remplacées. Le ministère a annoncé seulement 1248 postes créés dans le premier degré, ce qui comble à peine les besoins pour l’objectif affiché de dédoubler les classes en CP et CE1 en éducation prioritaire et réduire les effectifs de classes de grande section. Rien n'est prévu dans le second degré où, au contraire, le ministère supprime 2000 postes ETPT alors qu'il y aura 20 000 élèves supplémentaires à la rentrée. Le système était déjà au bord du craquage,  la rentrée "normale" qu'à voulu Blanquer vole en éclat. 

Le seul plan prévu semble être la re-fermeture des établissements en cas de cluster et peu importe les conséquences sur la santé des personnels et des élèves ou sur les apprentissages.

Par contre, il y a un objectif que Blanquer ne perd pas de vue : « Maintenir le cap des réformes » ! Voilà ce qu’il a déclaré lors de sa conférence de presse de rentrée.

Inutile de rappeler, qu'il revient à la charge sur sa volonté de transformer les directeurs d’écoles en supérieurs hiérarchiques des enseignants, il profite en réalité de la responsabilité qui a pesé sur les directeurs d’écoles pendant la crise sanitaire, en instituant « une délégation d’autorité » aux directeurs et directrices d’écoles. Il  maintient également le cap sur la très contestée réforme du bac. Alors que dans près de 4000 établissements les épreuves anticipées du baccalauréat ne se sont pas tenues suite à la mobilisation commune des lycéens et des enseignants, il donne des injonctions pour que ces épreuves se déroulent en cette rentrée ! Comment ne pas constater qu’après la période de confinement et de fermeture des établissements scolaires, le passage d’examens est encore plus une hérésie qu’en janvier ! Il en va de même pour les évaluations pour les classes de CP et CE1 que le ministère compte maintenir. Dans sa conférence de rentrée, Blanquer annonçait aussi sa volonté de poursuivre la casse de l’éducation prioritaire.

En cette rentrée, les raisons de la colère restent intactes, les conditions de travail et d’enseignement ne cessent de se dégrader sous ce régime d’austérité budgétaire, d’autoritarisme, le mépris des mensonges du ministre de l’éducation sur les revalorisations de salaires qui se cantonnent à des annonces de com sans jamais se concrétiser sur les fiches de paie… Certains établissements ont déjà fait le choix de se mettre en grève contre ces conditions de rentrée. Une journée de grève interprofessionnelle est appelée pour le 17 septembre a exprimer ces revendications. 

Aulnay Populaire

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