Mali une mine d'or pour la France !

Publié le par Aulnay Populaire (93)

Un des grands enjeux du Mali, les richesses de son sous-sol !

Un des grands enjeux du Mali, les richesses de son sous-sol !

En 2013, le gouvernement malien a réalisé une note sur l'état des richesses de son sous-sol. Le sous-sol malien fait partie des plus riches du continent Africain et regorge d'une importante variété de pierres précieuses et de matières fossiles.
 
Quel est ce potentiel minier du Mali ?
 
Le sous-sol malien recèle de certaines substances minérales, pour lesquelles, à ce jour, aucune compagnie étrangère n’intervient dans l’exploration ou l’exploitation. Ces substances sont : le Diamant, la Bauxite, le Manganèse, l’uranium, etc.
 
La recherche pétrolière est en cours, actuellement, sur cinq (05) bassins sédimentaires (Taoudeni, Tamesna, Iullemeden, graben de Gao, fossé de Nara/Macina) subdivisés en 28 blocs de formes régulières.
 
Liste de différents minéraux disponibles dans le sous-sol malien.
 
• Or : 800 tonnes
• Phosphates : 20 millions de tonnes (Tilemsi)
• Calcaire : 40 millions de tonnes (Bafoulabé, Hombori)
• Sel gemme : 53 millions de tonnes (Taoudéni)
• Bauxite : 1,2 milliard de tonnes (Kayes, et Ouest de Bamako)
• Fer : 2 milliards de tonnes (Kayes)
• Manganèse : 10 millions de tonnes (Ansongo)
• Schistes bitumineux : 10 milliards de tonnes
• Marbre : 60 millions de tonnes
• Lignite : inventoriée dans la région de Gao
• Gypse : 405 000 tonnes
• Uranium : 5 000 tonnes d’U3O6 et 200 tonnes d’U3O2 à 0,085 %;
• Plomb-zinc : 1,7 million de tonnes de réserve
 
source : Agence pour la promotion des investissements au Mali
 
 
En mai 2013 une émission TV d'Arte exposait les éléments suivants :

Ainsi, les autorités maliennes et internationales sont persuadées que le sous-sol malien regorge de richesses, parmi les plus importantes du continent noir. Une de ces richesses, avérée, c’est l’or. Les premières mines ont été exploitées dans les années 80 mais l’industrie aurifère a pris son essor dans les années 90. Aujourd’hui, avec une cinquantaine de tonnes par an, le Mali est le troisième pays producteur d’or en Afrique, derrière l’Afrique du sud et le Ghana. Une ressource exploitée par les spécialistes mondiaux du secteur : le sudafricain Anglogold Ashanti, l’Autralien Resolute Mining, le canadien IAM Gold ou le britannique Randgold. 

L’Etat malien possède 20% de 8 des neuf mines exploitées. Cela contribue à 15% de son PIB et deux tiers du montant de ses exportations. Une exploitation qui devrait encore augmenter à l’avenir puisque 19 sites sont en cours d’exploration avancée.

Pétrole potentiel

Le Mali repose sur cinq bassins sédimentaires prometteurs mais pour l’heure on est loin de la phase d’exploitation. Parmi les bassins à fort potentiel pétrolier et gazier, celui de Taoudenni, au nord-ouest du pays, aiguisent tous les appétits. C’est un forage opéré par Total dans la partie mauritanienne du bassin qui a fait dire à certains que la région pourrait devenir un « Eldorado » du pétrole. 

L’Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP) a divisé le pays en 29 blocs dont 20 ont été confiés à des sociétés étrangères. Les deux acteurs les plus sérieux étant l’italien ENI et l’algérien SONATRACH par le biais de sa filère Sipex. 

Uranium à découvrir

On en est encore au stade des hypothèses. Deux sites font l’objet de toutes les attentions. Le premier est situé à la frontière guinéenne au sud-ouest du pays, dans la région de Faléa. C’est un groupe canadien, Rockgate, qui poursuit ses explorations à l’heure actuelle.Des dizaines de puits ont été creusés, au grand dam des habitants de ces terres agricoles. L’autre site est situé dans la région de Kidal, au nord-est, qui a la particularité d’être le fief du groupe islamiste Ansar Dine. 

Depuis 2007, l’autralien Oklo Uranium Limited explore la zone montagneuse de l’Adrar des Iforas. De l’uranium y a été découvert mais n’est pas encore exploité.

Terres rares

Elles sont utilisées dans les disques durs des ordinateurs et les moteurs électriques, dans les ampoules basse consommation, dans les tubes cathodiques, les éoliennes, les panneaux solaires, les piles à combustibles… Bref, le monde moderne a cruellement besoin des terres rares. 

D’autant que le leader mondial d’exploitation de ces minerais, la Chine, a décidé de réduire ses exportations.

Le Mali regorgerait de ces minerais rares mais là encore il ne s’agit que d’un potentiel car l’exploitation n’a pas commencé. Les terres rares rencontrent les mêmes freins que les autres richesses potentielles du Mali : une sécurité précaire comme l’illustre la situation actuelle, un environnement politique instable et des difficultés à s’approvisionner en énergie. Le tout rend pour l’heure les coûts d’exploitation du sous-sol malien trop élevées.

Sources Fred Méon pour Arte.TV

Le 23 août 2020 soit 7 ans après, Michel Goetz vient de réaliser un article que nous avons emprunté à José Fort. Il concerne l'exploitation des mines d'or maliennes.

Nickel en Indonésie et en Nouvelle-Calédonie, cacao en Côte d'Ivoire et au Ghana, cuivre au Chili… Les producteurs de matières premières sont toujours extrêmement sensibles au contexte politique. Le Mali, troisième producteur d'or en Afrique subsaharienne, en est un parfait exemple. Quand le dirigeant du Mali a été renversé par une junte militaire le 18 août, l'onde de choc a été immédiate pour les groupes miniers.

Dans le sillage de l'annonce du coup d'Etat, Resolute Mining, coté à Londres, a perdu 17,47 % sur la seule séance de mercredi. B2Gold a, de son côté, flanché de 7,47 % et Hummingbird Ressources a lâché 10,14 %. Les acteurs plus importants exploitant des sites au Mali, comme le canadien Barrick Gold ou le sud africain AngloGold Ashanti, ont mieux encaissé la déflagration, avec des reculs respectifs limités à 3,53 % et à 4,02 %.
 
Poursuite de l'activité
 
Resolute Mining a toutefois précisé que les extractions de la mine de Syama dans le sud du Mali se poursuivaient normalement. Hummingbird assure que l'agitation politique n'a pas d'effet sur la production dans la mine de Yanfolia. Même chose pour le complexe minier de Loulo-Gounkoto exploité par Barrick Gold.
 
« Un pays où il y a eu deux coups d'Etat en une décennie, n'est pas de nature à rassurer les investisseurs dans le secteur minier », explique à Bloomberg Lori-Anne Theroux-Benoni, une analyste basée à Dakar pour l'Institute for Security Studies. « Je serais un peu préoccupée par le niveau de risque et particulièrement par changement rapide d'interlocuteurs au ministère des mines. »
 
Fermeture des frontières
 
Les investisseurs voient également d'un mauvais oeil l'isolement du pays provoqué par le coup d'Etat. Les militaires qui ont renversé Ibrahim Boubacar Keita ont certes ordonné la réouverture des frontières. Mais l'Ecowas (Economic Community of West African States) a demandé à ses membres de les maintenir fermées. Une telle décision empêche les groupes miniers d'exporter leur or en vue de son raffinage.
 
Clive Johnson, le patron de B2Gold se montre confiant. La fermeture du pays devrait durer «quelques jours ou semaines, mais pas des mois », a-t-il déclaré à Reuters . Le site de Fekola, la mine phare de B2Gold a produit 147.424 onces lors du deuxième trimestre et la société assure avoir suffisamment de stocks pour assurer ses livraisons au moins jusqu'à la fin du trimestre.
 
Des stocks abondants
 
« En raison du Covid, nous avons des réserves plus importantes que d'habitude », a expliqué le directeur général. Les mesures de confinement et l'arrêt du transport aérien avaient perturbé le transport du métal précieux et entraîné l'accumulation d'or.
 
Sous l'effet des taux réels négatifs aux Etats-Unis, les cours de l'or ont flambé vers de nouveaux sommets à plus de 2.000 dollars l'once pour établir un nouveau record historique à 2.060,60 dollars.
 

 

Publié dans Culture Populaire, Monde

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